pour une apiculture naturelle respectueuse de l’abeille et de l'environnement
vendredi 11 mars 2016
lundi 7 mars 2016
Régalades à l'ail des ours
Apis Natura aime la nature. Pourquoi se priver de ses bienfaits ? Comme tous les ans nous nous sommes rendus sur nos stations "secrètes" d'Allium Ursinum. A nous la régalade de vitamine C via pestos variés, aillés au fromage et autres idées culinaires... Je ne répéterai jamais assez qu'il faut cueillir en conscience, ne pas créer de pression sur la flore sauvage et cueillir en sécurité. Donc connaître toutes les clés de détermination de la plante ainsi que ses différents stades de croissance.
Aujourd'hui, nous vous livrons une recette simple et délicieuse de Pesto maison :
Tout démarre par une bonne cueillette, rien de plus que nous ne saurions manger. Ici, feuilles d'ail des ours, quelques boutons floraux et du cresson.
Si par mégarde, vous aviez arraché quelques bulbes vous pouvez les mettre au potager. Préférez un coin plutôt sombre au substrat humifère (c'est une plante de sous-bois). Cet ail des ours pourra vous dépanner pour assaisonner vos plats mais vous offrira surtout un éclairage précis de l'état d'avancement de son stade de croissance en forêt pour les années à venir.
Je lave mes feuilles à l'eau claire et m'offre un second regard sur ma cueillette (je mange avec plus de plaisir quand je suis 100% certaine de ne pas empoisonner ceux que j'aime).
La recette commence, le plus malin aurait été de ramasser à l'automne précédent les noisettes et les noix du jardin. A défaut, j'ai acheté ici un mix d'oléagineux : graine de courge, cajou, noisette, amande...Faute d'une traçabilité exemplaire des magasins même bio, j'espère en silence ne pas entretenir les salauds des exploitations d'OGM.
Là, il faut de l'huile de coude. Écrasez les oléagineux au pilon, jusqu'à obtenir poudres et petits morceaux croquants. Ajouter l'ail des ours légèrement ciselé avec du gros sel ou au mieux de la fleur de sel. Soyez généreux avec les tours de moulin à poivre.
Ajoutez tous les éléments, pilez à nouveau puis allonger selon votre convenance avec une bonne huile d'olive. En ce qui me concerne je rajoute un peu de fromage écrasé. Plutôt une pâte cuite, type Beaufort, Comté mais surtout celui du frigo donc présentement du Parmesan...
Il n'y a plus qu'à déguster sur tous les féculents, les pâtes à pains, les galettes, etc... Y'a bon la nature, merci à toi...
Aujourd'hui, nous vous livrons une recette simple et délicieuse de Pesto maison :
Tout démarre par une bonne cueillette, rien de plus que nous ne saurions manger. Ici, feuilles d'ail des ours, quelques boutons floraux et du cresson.
Si par mégarde, vous aviez arraché quelques bulbes vous pouvez les mettre au potager. Préférez un coin plutôt sombre au substrat humifère (c'est une plante de sous-bois). Cet ail des ours pourra vous dépanner pour assaisonner vos plats mais vous offrira surtout un éclairage précis de l'état d'avancement de son stade de croissance en forêt pour les années à venir.
Je lave mes feuilles à l'eau claire et m'offre un second regard sur ma cueillette (je mange avec plus de plaisir quand je suis 100% certaine de ne pas empoisonner ceux que j'aime).
La recette commence, le plus malin aurait été de ramasser à l'automne précédent les noisettes et les noix du jardin. A défaut, j'ai acheté ici un mix d'oléagineux : graine de courge, cajou, noisette, amande...Faute d'une traçabilité exemplaire des magasins même bio, j'espère en silence ne pas entretenir les salauds des exploitations d'OGM.
Là, il faut de l'huile de coude. Écrasez les oléagineux au pilon, jusqu'à obtenir poudres et petits morceaux croquants. Ajouter l'ail des ours légèrement ciselé avec du gros sel ou au mieux de la fleur de sel. Soyez généreux avec les tours de moulin à poivre.
Ajoutez tous les éléments, pilez à nouveau puis allonger selon votre convenance avec une bonne huile d'olive. En ce qui me concerne je rajoute un peu de fromage écrasé. Plutôt une pâte cuite, type Beaufort, Comté mais surtout celui du frigo donc présentement du Parmesan...
Il n'y a plus qu'à déguster sur tous les féculents, les pâtes à pains, les galettes, etc... Y'a bon la nature, merci à toi...
jeudi 3 mars 2016
Visite sympathique des 2ndes pro. PA du lycée agricole du Pays de Bray
Ce jeudi après-midi, après deux heures de route les jeunes du lycée Professionnel du Pays de Bray (2nde option Production agricole), trouvait le chemin de mon jardin : le rucher d'Apis Natura. 18 futurs éleveurs et agriculteurs qui réfléchissent à une approche durable pour leur profession.
Ces derniers entameront bientôt un module sur l'abeille, l'importance de la pollinisation.
C'est avec grand plaisir que je leur est fait découvrir l' univers de notre rucher associatif. Ils ont semblé à la fois surpris et fasciné par l'observation des constructions libres édifiées par les différentes colonies, petit plus pour la Warré japonaise qui offre un confort visuel notable . Arrêt incontournable auprès du vieux saule qui abrite une colonie sauvage, l’idéal pour expliquer les besoins de nos collaboratrices.
Ces jeunes forment une équipe sympathique qui a posé de multiples questions et semble s'être immergée avec plaisir dans la compréhension de la chaine du vivant. Ils sont repartis avec une de mes Warré, elle abritera au printemps une jolie colonie et servira d'exemple pour que les élèves en construisent de nouvelles. Transmission, partages et premiers pas vers l'autonomie, des valeurs chères à notre association.
Encore un grand merci à M. Tardivon et ses élèves, belle et longue route sur le chemin des abeilles.
Ces derniers entameront bientôt un module sur l'abeille, l'importance de la pollinisation.
C'est avec grand plaisir que je leur est fait découvrir l' univers de notre rucher associatif. Ils ont semblé à la fois surpris et fasciné par l'observation des constructions libres édifiées par les différentes colonies, petit plus pour la Warré japonaise qui offre un confort visuel notable . Arrêt incontournable auprès du vieux saule qui abrite une colonie sauvage, l’idéal pour expliquer les besoins de nos collaboratrices.
Ces jeunes forment une équipe sympathique qui a posé de multiples questions et semble s'être immergée avec plaisir dans la compréhension de la chaine du vivant. Ils sont repartis avec une de mes Warré, elle abritera au printemps une jolie colonie et servira d'exemple pour que les élèves en construisent de nouvelles. Transmission, partages et premiers pas vers l'autonomie, des valeurs chères à notre association.
Encore un grand merci à M. Tardivon et ses élèves, belle et longue route sur le chemin des abeilles.
samedi 23 janvier 2016
A vos agendas les amis
Hello, voici notre calendrier officiel pour les journées d'initiation à l'apiculture naturelle :
- 27 février
- 19 mars
- 16 avril
- 28 mai
- 25 juin
- 17 septembre
- 08 octobre
Mais vous pourrez aussi échanger avec nous lors des grands rendez-vous Nature & Jardin Normands :
- le 27 Mars : pour le "Rendez-vous des jardiniers" au Marais-Vernier
- le 09 avril pour Locavorshow 2 de 10h à 18h au Magic Mirrors, Le Havre.
- le 17 avril pour "Orties-Folies 2016" à la Haye de Routot
- le 24 avril pour "Le parc en Fête", avec le PNR des boucles de Seine à Notre-Dame-de-Bliquetuit
- le 07 et 08 mai pour "Arts & jardins" au parc de Grosmesnil, Saint-Romain de Colbosc
- les 22/23/24 juillet pour un grand rendez-vous Normand dans l'esprit des convergences de la Permaculture. Organisation "L'escargotier" Marais-Vernier.
Formations en construction :
- Initiation à l'apiculture 2ème niveau avec quelques mises en situation pratique en fonction des besoins exprimés par les stagiaires
- De la planche à la ruche Warré ou Horizontale
- Construire sa ruche/ son cueille-essaim en vannerie sauvage
Si ces projets de formation vous intéressent n’hésitez pas à vous manifester auprès de Peggy (voir contact) qui programmera de nouvelles rencontres coopératives.
- 27 février- 19 mars
- 16 avril
- 28 mai
- 25 juin
- 17 septembre
- 08 octobre
Mais vous pourrez aussi échanger avec nous lors des grands rendez-vous Nature & Jardin Normands :
- le 27 Mars : pour le "Rendez-vous des jardiniers" au Marais-Vernier
- le 09 avril pour Locavorshow 2 de 10h à 18h au Magic Mirrors, Le Havre.
- le 17 avril pour "Orties-Folies 2016" à la Haye de Routot
- le 24 avril pour "Le parc en Fête", avec le PNR des boucles de Seine à Notre-Dame-de-Bliquetuit
- le 07 et 08 mai pour "Arts & jardins" au parc de Grosmesnil, Saint-Romain de Colbosc
- les 22/23/24 juillet pour un grand rendez-vous Normand dans l'esprit des convergences de la Permaculture. Organisation "L'escargotier" Marais-Vernier.
Formations en construction :
- Initiation à l'apiculture 2ème niveau avec quelques mises en situation pratique en fonction des besoins exprimés par les stagiaires
- De la planche à la ruche Warré ou Horizontale
- Construire sa ruche/ son cueille-essaim en vannerie sauvage
Si ces projets de formation vous intéressent n’hésitez pas à vous manifester auprès de Peggy (voir contact) qui programmera de nouvelles rencontres coopératives.
vendredi 22 janvier 2016
Autant de ruches en roseaux que d'envies créatives présentes et futures
Je crois être tombée en amour des jeunes roseaux. Encore verts, ils combinent souplesse et densité, deux qualités nécessaire à la manipulation. Les pailles (isolantes par l'air qu'elles renferment) de 2 à 5 mm me semblent parfaites pour la technique de la vannerie spiralée , procédé dans lequel je fais encore mes premiers pas. Simple, cohérente et d'une facilité déconcertante, cette approche stimule l'ancêtre chasseur-cueilleur qui sommeille en moi. De plus, tout comme l'observation des abeilles, je la vis inspirante, régénérante, ressourçante.Tout en réalisant les ruches je trouve, sans le conscientiser réellement, le temps pour murir la réflexion de nombreux projets à venir.Comme tout ouvrage cela mobilise un certains temps (mais c'est franchement plus productif que de se poser devant la télé.), pour l'instant je réalise une ruche entre deux et trois jours.
De formes variées, elles permettent de s'amuser et de tout entreprendre. Pour ces deux-ci, je suis partie d'un fond plein en bois puis rajout de croisillons en noisetiers et cirage de l'intérieur avec la cire (dépourvue de tout acaricide) issue de mon rucher.
Les fonds pleins sont partiellement ajourés, de quoi laisser monter les abeilles dans l'accompagnement éventuel d'une miellée.
Ici, une ruche mixte qui couple bois et roseaux.
Construites en matériaux verts, elles sèchent dans le rucher-couvert (aéré et sans humidité). Ces ruches-paniers abriteront des abeilles au printemps venu. L'observation dans le temps, des matériaux et de l'intérêt des abeilles, montreront s'il y a nécessité à recouvrir de pourget.
Là, deux cueille-essaims.
Pour finir, une ruche terre-cuite depuis un pot de fleur récupéré (volume de 30 à 40 litres donc j'ai préféré y ajouter un croisillon en noisetier), là encore possibilité ou non d'accompagner une miellée. Plateau d'entrée en bois percé.
Le rucher couvert est achevé
L'hiver est la période idéale pour finaliser les projets au jardin. Durant les beaux jours de décembre, j'ai construit en matériaux de récupération, le rucher couvert qui abritera les ruches- biodiversité. Véritable réservoir à abeilles, il est composé de ruches paniers en roseaux, ruches en terre cuite et toute autre idée créative qui mêle respect du bien-être des abeilles et récup. locale.
Dans l'esprit de la permaculture, ce rucher est multifonctionnel :
- abri bien-sur, parois fixes contre les vents froids dominants, exposition sud-est pour des rayons solaires hâtifs
- double toit de récup. pour une étanchéité parfaite et la création d'un séchoir (le recépage des aromatiques permettra de fournir le combustible pour l'enfumage si besoin)
- création d'abreuvoirs à insectes, sécurisés et naturels, avec des bacs en zinc (merci la déchetterie) + récupération de l'eau par une gouttière et guidage avec une ancienne chaine pneu-neige revalorisée + installation de plantes de zones humides

- à terme je tenterai d’accélérer le processus de végétalisation du toit
Vivement le printemps et ses magnifiques essaimages pour peupler ce nouvel habitat...
Dans l'esprit de la permaculture, ce rucher est multifonctionnel :
- abri bien-sur, parois fixes contre les vents froids dominants, exposition sud-est pour des rayons solaires hâtifs
- double toit de récup. pour une étanchéité parfaite et la création d'un séchoir (le recépage des aromatiques permettra de fournir le combustible pour l'enfumage si besoin)
- création d'abreuvoirs à insectes, sécurisés et naturels, avec des bacs en zinc (merci la déchetterie) + récupération de l'eau par une gouttière et guidage avec une ancienne chaine pneu-neige revalorisée + installation de plantes de zones humides

- à terme je tenterai d’accélérer le processus de végétalisation du toit
Vivement le printemps et ses magnifiques essaimages pour peupler ce nouvel habitat...
mardi 29 décembre 2015
Ruche-tronc made in Normandie
Depuis un moment, il me tardait de pouvoir m'initier aux ruches-troncs. Anciennement utilisées sur le territoire des Cévennes et autour, elles sont fabriquées depuis des troncs creusés en châtaigner (bois rendu quasi- imputrescible par sa forte teneur en tanin). Pour l'heure, je n'ai toujours pas de tronc en châtaigner mais j'ai eu la chance que des amis me fasse profiter de la coupe sécuritaire d'un vieux frêne sur leur terrain. Ils m'ont offert trois segments de 90 cm de long sur 70 de large. Ces trois parties successives correspondent au pied de l'arbre. La 1ère est fendue de part et d'autre : j'en ferai probablement une ruche horizontale à l'instar d'une TBH, les deux autres sont quant à elles parfaitement pleines.
Les organismes détritivores : insectes, champignons et bactéries ont fait un fabuleux travail et ont eu la riche idée de ne s'attaquer qu’au cœur ainsi j'ai pu très facilement éclater l'intérieur et libérer de part et d'autre l'espace nécessaire à l'accueil d'une future colonie d'abeilles. Pour la 3è partie c'est une toute autre histoire...
Ma première ruche-tronc :
Après avoir gratté l'intérieur, je me suis vite aperçue que le bois laissé de cette manière ne suffirait pas à mon sens à assurer un état sanitaire stable. Pour avoir des parois parfaitement saines j'ai donc fait un feu dans le fut.
Au départ sans appel d'air puis à la manière d'un rocket-stove. Il a fallut deux sessions de feux pour que je sois sure d'avoir atteint la couche dense et saine recherchée.
Ensuite j'ai gratté l’excédent de charbon avec une brosse métallique et le tour était joué.
Les organismes détritivores : insectes, champignons et bactéries ont fait un fabuleux travail et ont eu la riche idée de ne s'attaquer qu’au cœur ainsi j'ai pu très facilement éclater l'intérieur et libérer de part et d'autre l'espace nécessaire à l'accueil d'une future colonie d'abeilles. Pour la 3è partie c'est une toute autre histoire...
Ma première ruche-tronc :
Au départ sans appel d'air puis à la manière d'un rocket-stove. Il a fallut deux sessions de feux pour que je sois sure d'avoir atteint la couche dense et saine recherchée.Ensuite j'ai gratté l’excédent de charbon avec une brosse métallique et le tour était joué.
Ajout des croisillons en noisetier et des trous d'entrée
Reste à ajouter une toile cirée entre le fut et la tranche de tronc qui fera office de clé puis assurer la protection contre la pluie avec une plaque de verre ou autre chose que j'aurais sous la main.
Première mise en place près de son cousin le vieux saule déjà habité.
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